Le Management Bienveillant

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Qu’est-ce que le management bienveillant ?

Étymologiquement, le terme bienveillant vient du latin « bene volens » ou benignus, ce qui signifie inoffensif ou sans gravité.
Le management bienveillant peut donc se définir comme un mode de gestion des collaborateurs basé sur la volonté de ne pas brusquer, de ne pas être offensif.
Ce qui ne signifie pas pour autant que le manager doit renoncer à toute forme d’exigence. Mais il doit y mettre les formes.
Derrière la mise en place d’une méthode de management basée sur la bienveillance, un employeur cherche à mettre les collaborateurs dans les meilleures dispositions afin d’augmenter la productivité, diminuer le taux de turnover (départs et arrivées) et les coûts inhérents à une main d’œuvre peu épanouie au travail (absentéisme, arrêt maladie, burn out, argent et temps dépensé pour recruter et former un nouveau venu).
Le management bienveillant peut donc se concevoir comme une technique gagnant-gagnant.

D’un côté, les salariés sont plus épanouis.
De l’autre, l’entreprise se porte bien.
Finalement, il n’est pas si difficile de devenir un manager bienveillant.

6 bonnes pratiques à l’usage du Manager bienveillant :

Pratiquer l’écoute active et l’empathie : Un manager qui comprend et qui ressent ce qu’un collaborateur partage dans l’ici et le maintenant, incluant la dimension émotionnelle, au-delà même des faits.

Avoir confiance et se remettre en question : La confiance est une des bases du Management bienveillant. C’est accepter l’autre dans sa différence et dans sa richesse. Et avoir l’humilité de dire que les autres sont meilleurs dans leurs périmètres de compétences. C’est aussi de dire : « je peux évoluer et changer mon point de vue ». Etre capable d’entendre un feed-back (retour) même si celui-ci ne va pas dans le « bon » sens, en tout cas dans celui souhaité !

Responsabiliser ses équipes et les autonomiser : Chacun doit accepter de prendre des initiatives et d’assumer les conséquences de ses choix, de ses réflexions.

Valoriser, féliciter et célébrer : C’est dire à ses pairs que le travail produit est bon, que le comportement a été à la hauteur, que les chiffres réalisés sont ceux attendus…. Oubliez le : « c’est super Alexia, mais… » Ce fameux « mais » qui vous change la portée de la phrase. Un « c’est parfait » voire même un « je suis fier de votre travail » si la situation le permet. L’objectif est d’accompagner l’autre pour qu’il devienne la meilleure version de lui-même.

Avoir le droit à l’erreur : Pour soi et ses collaborateurs. Cela participe de la prise d’initiative. C’est en essayant, en faisant, en échouant que l’on apprend. Osez !

Pratiquer l’élégance du discours et des gestes : Aucune obligation de tacler ou d’allumer pour être respecté. Il est aussi important d’ajouter que la qualité de la communication doit être parfaite et soigné en parlant à un tiers, sans jugement et sans reproche. Bien entendu, la gestuelle (le non-verbal représente 93% de la communication, NDLR) doit être appropriée et accompagnée le discours.

Le management bienveillant est tout sauf le « happy-happy world » sucré de niaiserie et emprunt de naïveté.
Il est un outil dans l’air du temps et qui fonctionne lorsque l’on s’appuie sur le sens que l’on donne aux objectifs fixés et sur le cap à tenir.
C’est une technique pertinente qui répond aux besoins actuels de la collectivité. Il doit être au service des collaborateurs pour ensuite servir l’entreprise dans son développement et sa croissance.
Alors, souhaitons-nous de voir croitre cette démarche en dehors des murs de l’entreprise, et venir accompagner notre quotidien, en commençant par l’école.
Etre bienveillant finalement, n’est-ce pas faire un simple retour sur notre humanité, nos relations et notre capacité à co-créer et à vivre ensemble ?


Sources : Forbes, Journal du Net et nos expériences

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